Mieux produire

Comment inciter les fabricants à concevoir des produits réutilisables ou recyclables en fin de vie ?

L’éco-conception a pour objectif de réduire les impacts environnementaux des produits tout au long de leur cycle de vie : extraction et transformation des matières premières nationales ou importées, production, distribution, usage et fin de vie.

  • reduction de la quantité de plastique pour les emballages

    benjamin finn - 30 Octobre 2017 - 22h17
    On doit y forcer une reduction de la quantité de plastique utilisé pour les emballages. Il faut que le gouvernement fasse des regles pour forcer les entreprises à changer les materiaux et la quantité. La taille des emballages devrait se conformer a la taille de ce qu'il contienne. Il faut terminer la practique de les faire apparaître plus grandes en faisant les emballages plus grandes que ce qui est necessaire.
  • TVA proportionnelle à la durée de vie du produit

    Florence Presson - 30 Octobre 2017 - 23h22
    Plus la durée de vie d'un produit est longue, plus le taux de TVA est petit.
    Cette condition favorisera le choix du consommateur à choisir ce type de produit.

    Par ailleurs, un cumul de "points" tenant compte des qualités de réutilisation pourrait se traduire par des déductions fiscales pour l'entreprise
  • le

    Agathe VR-MH - 31 Octobre 2017 - 09h57
    Les bouteilles en plastique envahissent notre quotidien. D’autres types de contenants existent pourtant : bouteille en verre, brique alimentaire, canette métallique, bouteille en cellulose, [contenu modéré] réutilisable... L’enjeu est de convertir les consommateurs et les industriels grâce, d’une part à de la pédagogie et de l’éducation afin de changer les usages, et d’autre part en incitant les professionnels avec des mesures leur permettant de renouveler leur matériel et leur garantissant un modèle économique crédible.
    L’un des leviers pourrait être de consigner les bouteilles en en plastique à un prix incitatif. Cela aurait les avantages suivants :
    - Augmenter le prix facial des produits en bouteilles en plastique, donc inciter consommateurs et industriels à se tourner vers d’autres types de contenant.
    - Augmenter le tri et le recyclage.
    - Diminuer le nombre de bouteilles jetées dans la nature.
    - Assurer un petit complément de revenu aux personnes ramassant les bouteilles abandonnées.
  • Encourage l'EFC par la fiscalité

    David Corre - 31 Octobre 2017 - 10h00
    Développer un environnement fiscal favorable par une labialisation des offres d'entreprises "EFC" sur le modèle des certifications iso et/ou des labels qualité (bio...)

    Un label Économie de Fonctionnalité et de Coopération offrirait le droit à une fiscalité avantageuse (TVA circulaire, taxe carbone amoindrie si mise en place sur les autres produits...)

    Yann VERHOYE
    Suis favorable au développement de l'EFC qui constitue une entrée dans l'économie circulaire par l'économie servicielle, source de repositionnement Mais il faut que la "niche" fiscale ne soit qu'une mesure d'accompagnement accélératrice d'un changement de trajectoire plus profond, et pour l'heure les indicateurs pertinents manquent.
  • Les yaourts

    Agathe VR-MH - 31 Octobre 2017 - 10h00
    Chaque français consomme 170 yaourts par an soit 10 milliards de petits pots. Ils sont l’un des déchets en plastique non recyclable (car non rentable), avec les suremballages, les plus encombrants de nos poubelles ménagères. Pourtant les yaourts en pots de verre ou en pots cartonnés existent. Ils ont longtemps étaient traditionnellement les contenants privilégiés des yaourts, mais semblent aujourd’hui réservés aux yaourts bio.
    Il faudrait donc d’une part rendre obligatoire le recyclage des pots de yaourts, même s’il n’est pas rentable, d’autre part inciter l’utilisation par les industriels du verre et du carton pour les pots de yaourt et promouvoir auprès des ménages l’achat de yaourt en pots de grande contenance (50cL, 1L…)
    Amillard Céline
    Pourquoi pas standardiser les formats, faire des bocaux en verre et les ramener en consigne?
  • Les suremballages

    Agathe VR-MH - 31 Octobre 2017 - 10h08
    Il est possible de remplacer les suremballages en plastique en privilégiant d’autres matériaux. Le carton recyclé pourrait remplacer la plus part d’entre eux. Il est notamment utilisé pour les packs de bière ou pour les yaourts. Le carton est donc suffisamment solide, pratique (avec possibilité de créer une encoche ou poignée) et résistant à l’humidité des réfrigérateurs. Il pourrait être utilisé pour les suremballages des produits volumineux tels que les boissons (eau, soda, jus, lait), les laitages, mais aussi (sous forme de papier ou sachet) pour les produits légers vendus en lots tels que l’épicerie (biscuits, céréales, pates…).
    Dans tous les cas les suremballages, en plastique ou en carton ne sont pas écologiques et sont à limiter au maximum. L'objectif n'est pas de produire toujours plus de déchets sous prétexte qu’ils sont recyclables, mais en produire moins et gérer autrement les déchets existants. De plus les distributeurs doivent proposer de récupérer tous les suremballages.
    De Valenton
    Il n'y a plus une seule revue qui soit envoyée sous enveloppe papier. Et quand on jette sans la lire une offre "promotionnelle" d'un distributeur quelconque sous film plastique, qui prend le soin de jeter le plastique d'emballage à part ? Revenir à l'enveloppe papier !
  • Elargir le champ d'action et durcir la REP

    David Corre - 31 Octobre 2017 - 10h12
    Beaucoup de secteurs sont déjà soumis aux filières REP. En durcir les conditions et moduler son taux en fonction des garanties offertes par le fabricant.

    Plus il se positionne sur un cercle vertueux relativement à la durabilité (dans le temps) des produits qu'il commercialise, plus le taux diminue. et vice-versa.
    vincent - cau
    il faudrait que la filière REP ne constitue pas qu'un système de financement de la filière de recyclage mais qu'elle aille au delà avec des bonus/malus en fonction de critères de réemploi, d'impact CO2 et d'impact "matière", etc..
  • Revoir la formation des concepteurs des produits

    John - 31 Octobre 2017 - 11h00
    Les ingénieurs, designers et communicants doivent impérativement être formés à l’éco-conception avec pour objectif de réduire les impacts environnementaux sur l'ensemble du cycle de vie des produits.
    De Valenton
    là il faut aller plus loin, prenant exemple sur le scandale du PET opaque des bouteilles de lait. C'est une autorisation préalable de mise sur le marché qui doit être organisée pour qu'un irresponsable ne vienne pas désorganiser toute une filière de tri et de retraitement pour son seul bénéfice financier immédiat.
    Louis-Marie Schulthess Nguy'en
    Je suis designer, ai été formé à l'ecoconception, suit sensible aux combats écologique et suis parfaitement conscient de ma responsabilité dans la chaîne de production. Mais malheureusement, entre faire ecoconçu, et faire moins cher, plus vite, avec moins de contraintes, les entreprises choisissent vite leur camp. Si tu ne réponds pas à leur demande tu ne bosses pas. Donc pour moi tant qu'il n'y aura pas de cercle vertueux mis en place avec contraintes pour les mauvais élèves, rien n'évoluera. Je suis d'accord pour dire que l'écologie devrait être à la base de toutes formations. Toutes sans exception, école de commerce, faculté, école primaire et secondaire. La base quoi
  • Vélo avec éclairage nons consommateurs d'énergie

    LYves - 31 Octobre 2017 - 12h15
    La grande majorité des vélos à destination des particuliers est équipée d'éclairage fonctionnant avec des piles, ou avec des dynamos sur pneus. Ces systèmes sont consommateurs d'énergie pour les premiers et peu performants pour les seconds. Alors que le système d'éclairage avec moyeu dynamo est très performant et ne consomme pas d'énergie. Il faudrait créer des mesures incitatives pour que les entreprises systématisent la production de vélos avec moyeux dynamo, voire interdire les systèmes d'éclairage à piles.
    m.jay
    Cela rejoint le thème de la qualité de ce qui est produit. Obliger à vendre des vélos complets (éclairage, gardes boue, sonnette) et comprenant des équipements solides qui durent. Je suis sidéré de voir qu'une chambre à air neuve ne dure pas plus de 6 mois. Mon premier vélo qui a 40 ans utilise toujours les mêmes sur lesquelles les rustines tiennent parfaitement. Les pignons des nouveaux vélos sont mal usinés et les métaux s'usent très vite. Quand le profit gouverne ...
    Louis-Marie Schulthess Nguy'en
    Si c'était les vélos qui polluait le plus.. bonne idée mais on va pas loin et ça ne répond pas à la question.
  • Décontamination comme opération préalable au recyclage

    SYPRED_Décontamination - 31 Octobre 2017 - 15h42
    Favoriser l’utilisation de matières premières secondaires issues de déchets plutôt que de recourir à des matériaux vierges est fondamental mais nécessite avant tout de s’assurer que leur réintroduction dans le cycle économique ne présente aucun danger. Les substances dangereuses ou préoccupantes sont rédhibitoires pour le recyclage à partir de déchets dangereux, mais ces substances sont également présentes dans les grands flux de déchets non-dangereux. Si on n’intègre pas immédiatement la dimension décontamination dans l’économie circulaire on rendra contre-productive toute décision poussant vers plus de recyclage.

    Concrètement, cela revient à s’assurer que tout ce qui pourrait être toxique dans le cycle des matières ne soit pas réincorporé via la chaîne de recyclage. Cette assurance apportera la confiance nécessaire des utilisateurs dans les matières recyclées, rendra ces matières compétitives par rapport aux matières vierges, et boostera le recyclage…bouclant ainsi la boucle !
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