Mieux consommer

Quelles sont pour vous les conditions pour choisir un produit réutilisable plutôt qu’un produit à usage unique ?

La France produit trop de déchets. Ne plus utiliser des produits jetables ou à usage unique est un moyen de freiner ce phénomène

  • Efficacité- Efficience-Adaptabilité

    Kessie40 - 30 Octobre 2017 - 18h04
    Le choix d'un produit réutilisable est conditionné par plusieurs aspects qui doivent être complémentaires mais pouvant être parfois incompatibles :
    - l'efficacité du produit par rapport à un produit jetable (meilleur rendement sur le court terme)
    - son efficience dans le temps (meilleur rendement sur le long terme)
    - son adaptabilité au mode de vie de chacun (flexibilité et souplesse de l'utilisation)
    - son coût (rentabilité de l'achat sur le moyen-long terme)
    Si la conception du produit est importante, l'acceptation du changement ne peut se faire sans sensibilisation/communication auprès du consommateur : pourquoi acheter durable? comment? quelles conséquences sur mes pratiques? etc. Le consommateur doit être prêt à évaluer les avantages et inconvénients du produit
  • Juste prix du jetable

    Florence Presson - 30 Octobre 2017 - 22h59
    Le prix d'un produit doit tenir compte du cycle de vie complet du produit (conception, réalisation, usage, traitement de fin de vie) rapporté à sa durée de vie.
    Plus sa vie est courte, plus l'amortissement du cycle de vie est lourd, donc, le produit est cher !

    Plus que les valeurs environnementales, le prix est le critère perçu par tous.
    Julien Koesten
    Le taux de TVA pourrait peut-être également être modulé en faveur des produits ayant un impact très favorable sur l'environnement.
    Yves Vermont
    Il faudrait viser la neutralité fiscale sans ce que soit une usine à gaz, à qui il faudrait alors appliquer la taxe carbone !
  • Filière de ré-utilisation

    Florence Presson - 30 Octobre 2017 - 23h04
    Proposer et développer localement et simplement des espaces de réutilisation des biens.
    Trouver un lieu pour partager un produit doit être plus aisé que de troucher une poubelle ou une déchetterie.
    Ces lieux doivent être conviviaux
    Exemple : RepairCafé, ressourcerie, friperie...

    Une monnaie locale peut permettre d'encourager l'utilisation de ces espaces
    anaa
    Impliquer les services publiques dans cette organisation, par exemple la mise à disposition des locaux, l'animation, etc.
  • Information du consommateur

    Julien Koesten - 31 Octobre 2017 - 08h43
    L'achat d'un produit réutilisable peut générer un surcoût pour le consommateur et avoir (selon l'acte de consommation) des effets circonstanciés sur l'environnement.

    Il peut donc sembler pertinent d'informer le consommateur préalablement à son acte d'achat sur :
    - le coût global des deux offres (réutilisables vs usage unique) en montrant que la durée de vie plus longue du produit réutilisable le rend moins cher sur la durée,
    - les externalités positives liées au choix du produit réutilisable conditionnées au fait que le produit soit réutilisé de manière effective (exemple : une étude Ademe a montré qu'un sac réutilisable avait un impact plus faible sur l'environnement dès lors qu'il était réutilisé au moins 11 fois).
  • Encourager le service zéro déchet

    David Corre - 31 Octobre 2017 - 10h39
    Les prix au litre des distributeurs de lessive/produits vaisselles dans certains magasins est déjà avantageux par rapport au prix d'un litre du même produit conditionné.

    Systématiser ce type d'offre par un encouragement fiscal.

    Et aller vers l'interdiction à moyen terme des bouteilles plastiques. En s'inspirant de ce qu'à mis en place San Fransisco.

    Y aller par étape mais inscrire des objectifs de long terme pour réduire la quantité d'emballages, notamment plastiques, qui contribuent fortement à la pollution des écosystèmes aquatiques.
    Yves Vermont
    Je n'ai aucune confiance dans le prix au litre d'un produit vaiselles. Il est tellement facile de diluer pour faire croire à un prix bas. Je ne vois pas l'intérêt d'un encouragement fiscal, bien au contraire mais plutôt une taxe sur le prix de l'emballage. Je ne vois qu'une TVA différentiée à partir de critères simples à définir. Compte tenu du nombre de produits en vente, c'est quasiment infaisable. Il faut donc trouver quelques choses en fonction des entrants dans la production et pour les lessives quelque chose sur le pouvoir "nettoyant. La taxe carbone devrait suffire en fait avec l'obligation d'un 99,9% recyclable.
    Alain Fournier
    Il faut avoir une réglementation de prix pour les produits en vrac aujourd'hui les produits en vrac sont une mode et plus cher que le même produit emballé ce n'est pas normal
  • Réglementation

    Alf - 31 Octobre 2017 - 10h55
    Les produits à usage uniques doivent être plus chers - donc plus taxés. Il est temps de faire payer le coût des externalités environnementales aux producteurs
    LYves
    Diminuer la taxe sur des produits bio, non transformés, non emballés ... Majorer la taxe sur des produits transformés, consommateurs d'emballage type blister, sur des produits comme les salades sous vide ...
  • Emballages Consignés pour la restauration à emporter

    Sofiane Hassaine-Teston - 31 Octobre 2017 - 12h27
    Afin de ne plus produire de nouveaux déchets et de les réduire à la source, il faut réutiliser dans un cadre circulaire : La consigne est parfaite !

    La réutilisation des contenants, à l'instar des bouteilles en verre et des gobelets dans les concerts, peut être développée pour la restauration à emporter. Cette dernière génère énormément de déchets non-recyclables. Ainsi, nous pouvons imaginer que demain, des restaurants proposent des emballages consignés éco-conçus pour un grand nombre de rotation. Le consommateur paye une gratification qu'il récupère quand il rapporte son emballage. La création d'un réseau local d'établissement permettra d'assurer un effet réseau et de faciliter le retour (ex : vélos en libre service). Enfin, le nettoyage devra être assuré par des laveuses spécifiques pour garantir des conditions d'hygiène irréprochables. in fine, ce système pourra devenir une forme de service public de la consigne locale et citoyenne.

    C'est le projet RECONCIL !
    Merci de vos apports
    Aline LC
    OK, Mais l'eau dans tout ça?
    Sofiane Hassaine-Teston
    Nous faisons justement une analyse de cycle de vie pour déterminer de façon plus scientifique l'impact en eau. Le lavage d'un gobelet nécessite 8 cl d'eau à titre d'exemple ! [lien supprimé]
    Thomas Haessle
    Je suis frontalier Belge, je fais 5km pour déposer mes consignes Belge, ces consignes seront lavées et réutilisées. Pour mes verres Français, je les dépose dans une benne de collecte qui amènera au mieux à refondre le verre pour créer de nouvelles bouteille, ce qui est beaucoup plus énergivore... Et je pourrais bien les mettre dans une poubelle sans que ça ne change rien. Un système de consigne est responsabilisant pour le producteur et motivant pour le consommateur qui récupère ses € à l'issu d'un acte responsable.
    linh
    L'utilisation de ontenant réutilisables doit être étendu aux cafés dans les gares, qui ne proposent que du jettable, ou les obliger à accepter de remplir un contenant apporté par le consommateur
    Catherine Marquer
    Une cible qui me paraitrait pertinente : les livraisons de pizza !
    Sandrine Jamet
    Nous lançons une étude de faisabilité en territoires de Savoies. A la clef: emploi locaux et de réinsertion, bénéfices environnementaux et économiques. Plusieurs expériences sont en cours en France dont nous pouvons nous inspirer.
  • Emballages réutilisables dans la restauration à emporter

    Julie Guillaume - 31 Octobre 2017 - 12h29
    Les produits à emporter dans la restauration sont livrés dans des emballages plastiques non réutilisables.
    Comment inciter les restaurateurs à proposer des emballages réutilisables ? Envisager des solutions de consignes gérées à l'échelle des territoires ?
    Sofiane Hassaine-Teston
    c'est l'objectif de RECONCIL !
    linh
    la question se pose aussi pour les cafés dans les gares. En attendant son train, impossible de prendre un café autrement que dans un gobelet jettable. Les cafés "rapides" devraient proposer une alternative, mais il faut les y aider ( je pense que la vaisselle supplémentaire peut etre un frein)
  • Mouchoir en papier ou mouchoir en tissu

    Yves Vermont - 31 Octobre 2017 - 12h57
    C'est comme pour les couches culottes ...

    Il faut tenir compte de la praticité, du temps gagné.
    On doit pouvoir être libre de choisir, quitte à y mettre le prix, et en ramenant sur le producteur les coûts de remise en état de la planète.

    Si on me propose de remplacer mes rasoirs jetables par un coupe-chou, pas sûr que j'accepte car le fil des rasoirs jetables a atteint une telle qualité que..

    Par contre, comment lutter contre le duo pole Gillette et ... ? en ré-inventant le coupe-chou ?

    djindji
    effectivement c'est le cas précis du gaspillage dans notre société. Il faut savoir s'en servir et ré affûter la lame !!
    Clo Berl
    on cherche toujours tout noir/tout blanc ; ex : j'ai acheté des brosses à dents dont la tête s'enlève (mais les poils me restent dans la bouche). pourquoi ne pas faire un manche unique (en bois) et une tête de brosse à dents de qualité, digne de ce nom. ON ne jette ensuite que la tête, pas toute la brosse
  • Utiliser à plein le signal-prix et l'obligation de garantie ; informer le consommateur

    Laurent Audouin - 31 Octobre 2017 - 19h07
    Le jetable doit être coûteux, à la fois pour le consommateur et pour le fabriquant. Le système de garantie a été légèrement renforcé, il faut aller beaucoup plus loin : 10 ans pour l'électro-ménager ou l'outillage, 5 ans pour la petite électronique, par exemple. La taxe éco-emballage doit être portée à un niveau où elle influe significativement sur le prix des objets, au lieu des ridicules centimes actuels : il deviendra alors avantageux de ne la payer qu'une fois en achetant un produit de qualité ou conditionné en gros plutôt que de reproduire encore et encore l'achat.

    Les étiquettes peuvent comporter beaucoup plus d'informations (cycle de vie, etc). Mais in fine le législateur doit être déterminé à influer sur le marché : on ne peut pas compter sur les seuls consommateurs "vertueux", ce sont les gestes de tout le monde qui doivent évoluer.
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